A Kinshasa, les embouteillages font désormais partie du quotidien de nombreux usagers de la route. Aux heures de pointe, les longues files de véhicules paralysent plusieurs axes de la capitale. Face à cette situation, certains automobilistes choisissent une solution risquée : emprunter le sens contraire pour tenter d’échapper aux bouchons. Sur certaines artères, des conducteurs n’hésitent pas à utiliser la voie réservée aux véhicules venant en sens opposé. L’objectif est simple : gagner quelques minutes et éviter une file qui peut s’étendre sur plusieurs centaines de mètres. Cependant, cette pratique n’est pas sans conséquences. Elle perturbe davantage la circulation et augmente les risques de collisions entre véhicules. Pour les autres usagers, notamment les motocyclistes et les piétons, ces manœuvres rendent les déplacements encore plus dangereux car elles exposent les usagers comme les motocyclistes et autres conducteurs de véhicules aux accidents parfois mortels. Pour plusieurs observateurs, le problème ne se limite donc pas au comportement des conducteurs. Il met également en évidence les difficultés de circulation auxquelles Kinshasa est confrontée : forte concentration des véhiculesinsuffisance des voies de circulationmauvaise gestion du trafic sur certains axesindiscipline des conducteurs.En cherchant à gagner du temps dans les embouteillages, les conducteurs qui empruntent le sens contraire contribuent finalement à aggraver la congestion. Un cercle vicieux qui transforme les routes de la capitale en véritables zones de tension. À Kinshasa, lutter contre les embouteillages passe donc aussi par le respect du code de la route et une meilleure organisation de la circulation. Car vouloir éviter quelques minutes de bouchon peut parfois coûter bien plus cher. Navigation de l’article La vente en ligne, une opportunité pour les jeunes entrepreneurs de Beni Difficulté d’accès à l’eau potable au quartier Cité Belge de Beni