L’accès à l’eau potable devient de plus en plus difficile dans le quartier Cité Belge, commune de Bungulu à Beni (Nord-Kivu). Selon plusieurs habitantes, l’eau peut rester absente pendant trois à quatre jours, perturbant le quotidien de nombreuses familles. Rencontrées dans les rues, bidons en main, ces ménagères décrient les difficultés auxquelles elles sont confrontées pour s’approvisionner en eau potable. « Nous avons sillonné partout. On ne sait pas si l’eau viendra encore le soir. Avant, l’eau était en permanence. Aujourd’hui, si c’est la sécheresse ou quoi, on ne sait pas. Vraiment, l’eau de Solidarité ne vient plus. Les gens font des puits, mais ce n’est pas propre. Que les services habilités nous disponibilisent l’eau », plaide une habitante de Beni. Une autre rapporte que sa consommation quotidienne est passée de sept à deux bidons, une quantité très insuffisante pour sa famille. « J’utilise sept bidons, mais c’est difficile à trouver. Je peux avoir seulement deux, ça ne convient pas aux besoins », précise-t-elle. La société civile de Bungulu met en garde contre les risques sanitaires liés à certaines pratiques dues au manque d’eau potable. Son président, Gires Mukongoli, affirme qu’il s’agit d’un un « problème très sérieux. Ceux qui ont les moyens font des forages individuels, mais qui ne respectent pas les conditions (hygiéniques). Pour dire qu’il y a risque (des maladies) ». Contacté par Radio Okapi, le service technique de la Regie de distribution d’eau (REGIDESO) explique qu’un horaire d’approvisionnement a été établi selon les quartiers, afin d’équilibrer la distribution pendant cette période de sécheresse. Navigation de l’article Embouteillages à Kinshasa : des conducteurs prennent le risque de rouler en sens contraire Kasaï‑Oriental : près de 48 % des filles mariées avant 18 ans