Viande chèvre dans une boucherie au marché central de Beni (Nord-Kivu), 13/11/2016. Ph. Radio Okapi/Freddy Lufulwabo

Les vendeurs de viande du marché de Sake, dans le groupement de Kamuronza (territoire de Masisi), font face à une grave pénurie d’approvisionnement. Les conflits armés ont décimé une partie du cheptel local, entraînant une flambée des prix et une baisse de l’activité commerciale.

Autrefois animé, le secteur de la boucherie tourne désormais au ralenti.

« Avant, j’abattais quatre à cinq vaches par jour. Aujourd’hui, réussir à en trouver une seule est un vrai problème », témoigne Élisabeth Furaha, commerçante au marché de Sake.

Le prix d’une vache est passé de 500 dollars à 850‑900 dollars, voire 1 100 dollars, alors que le pouvoir d’achat de la population s’effondre.

Des années d’efforts réduites à néant

Un éleveur de la région déplore que des décennies de travail puissent disparaître en quelques heures à cause des affrontements. Il appelle les dirigeants à œuvrer pour une paix durable, condition indispensable pour reconstruire le cheptel et relancer l’économie locale.

Face à la rareté des bêtes, certains vendeurs se tournent désormais vers les pays voisins pour s’approvisionner, afin de répondre aux besoins alimentaires de la population.

By Feza

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