Les besoins d’aide humanitaire restent importants dans la province du Maniema, ont indiqué les acteurs humanitaires jeudi 3 septembre, à l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée chaque année le 19 août. Selon ces acteurs, plus de 6 000 personnes déplacées vivent actuellement dans des conditions précaires dans la province. À cette situation s’ajoutent les besoins des personnes affectées par les inondations fluviales et pluviales ainsi que par d’autres catastrophes naturelles. Le point focal du relais humanitaire souligne que plusieurs personnes expriment des besoins d’assistance. Les organisations humanitaires font toutefois face à des difficultés qui limitent leurs interventions, notamment l’état des routes, la présence de barrières payantes et la réduction des financements. « Les routes sont en très mauvais état et cela ne nous permet pas de faire arriver les assistances aux endroits les plus reculés, où il y a la population la plus vulnérable », explique François Milabyo. Les acteurs humanitaires demandent notamment aux autorités de faciliter leur accès aux zones d’intervention et de supprimer les barrières qui entravent l’acheminement de l’aide. Les autorités sollicitent l’appui des humanitaires Face aux catastrophes naturelles qui affectent régulièrement certaines populations, les autorités provinciales reconnaissent la nécessité de l’accompagnement des organisations humanitaires. Le maire de Kindu, Atibu Mulamba, estime que certaines situations dépassent les capacités des autorités locales. « Quand les sinistres arrivent, c’est tout à fait normal que nous puissions tendre la main à nos partenaires pour qu’ils nous viennent en aide », a-t-il déclaré. Un appel à faciliter l’accès humanitaire Les acteurs humanitaires réaffirment leur volonté de poursuivre leurs interventions auprès des populations vulnérables. Jean-Claude Kayumba, de l’organisation RADEC, appelle notamment les autorités à améliorer les conditions d’accès aux bénéficiaires. La question du financement reste également une préoccupation. Les humanitaires déplorent la baisse des ressources disponibles, qui réduit leur capacité à répondre aux besoins des populations en détresse dans la province. Navigation de l’article Un incendie détruit une vingtaine d’hectares de végétation sur la colline de Nyabibwe à Kalehe Des dizaines de maisons et d’importantes marchandises détruites dans deux incendies à Goma