La riposte contre Ebola se renforce à Lita, dans le territoire de Djugu (Ituri), grâce à l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de plusieurs partenaires. Depuis l’apparition du premier cas, le 18 mai, la zone de santé a progressivement consolidé son dispositif de prise en charge. Une visite de presse organisée samedi 5 septembre 2026 a permis de constater les avancées réalisées sur le terrain. Au Centre de traitement Ebola de Lita, six tentes ont été installées pour séparer les cas suspects des cas confirmés et réduire les risques de contamination. D’autres abris sont également en cours de finalisation afin d’améliorer les conditions d’accueil des malades. La docteure Patience Lokengama, médecin-chef de la zone de santé de Lita, souligne l’importance de ces nouvelles infrastructures : « Sans l’apport de ces six tentes qui desservent douze lits, on n’arrivait pas à séparer les cas suspects des confirmés. Ce qui augmentait de plus en plus les risques de contamination parmi les malades, mais aussi parmi le corps soignant. » Mobilisation des partenaires Parmi les autres avancées majeures, un laboratoire est désormais opérationnel, l’eau coule au robinet et le site a été aménagé grâce aux efforts de différents partenaires, notamment le Programme alimentaire mondial (PAM), l’UNICEF, Alima et la MONISCO. Thierno Baldé, responsable des opérations de la riposte de l’OMS en RDC, salue cette collaboration : « Nous essayons également de mobiliser la MONUSCO, notamment pour les évacuations médicales. Elle nous a aussi apporté son appui dans la construction de cette structure hospitalière. Nous n’avions pas les moyens nécessaires pour réaliser le nivellement du terrain. La MONUSCO a accepté de nous aider afin de permettre la construction de ces infrastructures sanitaires. » À Lita, l’espoir repose désormais sur une meilleure prise en charge des patients et sur une forte mobilisation communautaire contre Ebola. Navigation de l’article Six morts du choléra en 24 heures dans la zone de santé de Kasongo