L’exhumation de la baleine échouée à Muanda, dans le Kongo-Central, devrait permettre aux experts de poursuivre les études scientifiques sur cet animal, neuf semaines après son enfouissement. Des spécialistes de l’environnement ont salué mercredi 3 septembre, la décision annoncée par la ministre de l’Environnement, tout en appelant au respect des normes sanitaires et environnementales. Selon ces spécialistes, l’opération devra notamment permettre de récupérer les ossements de ce mammifère marin et de préserver ce matériel à des fins de recherche. Prévenir les risques de contamination L’expert en environnement Honoré Bowana Bokili estime que la décomposition de la baleine a probablement déjà commencé depuis son enfouissement. Il appelle toutefois à surveiller le site afin de prévenir d’éventuels risques pour la population. « Cette pourriture fera de la terre où l’animal avait été enterré une terre très fertile. Mais attention, il faut bien surveiller cette terre pour éviter d’éventuelles contaminations de la population », explique-t-il. Selon cet expert, la baleine, qui pesait environ douze tonnes, pourrait avoir laissé des ossements importants malgré la décomposition des tissus. Il estime que ces restes pourraient être conservés pendant plusieurs décennies et servir à des fins scientifiques. Honoré Bowana Bokili propose notamment de valoriser ces ossements dans un musée à Muanda ou de les mettre à la disposition des institutions d’enseignement supérieur et universitaire pour des travaux de recherche. Il insiste sur le fait que l’exhumation devrait permettre de déterminer l’état des restes de l’animal et d’évaluer les possibilités de conservation et de valorisation scientifique, tout en veillant à la sécurité sanitaire et à la protection de l’environnement. Navigation de l’article Traque des sociétés minières illicites au Sud-Kivu Plusieurs maisons et une maternité emportées par de fortes pluies à Mosamba, dans le Kwango